Le réveil de Rosetta, la Cendrillon européenne


Dans l’espace, il n’y a pas que des engins américains et chinois ! Ce lundi 20 janvier 2014 est un jour important dans l’histoire de la conquête spatiale européenne : la sonde Rosetta, sonde de l’ESA (agence spatiale européenne), lancée en 2004 par une fusée Ariane 5 pour partir à la rencontre d’une comète, s’est réveillée comme prévu et a  commencé à se préparer à sa sensationnelle mission. Rosetta, qui a déjà parcouru 7 milliards de km autour du soleil,  était en sommeil depuis plus de 2 ans et demi…

Rosetta

Rosetta

Debout là-dedans !!!

Rosetta, gros engin de 12 mètres cube et 3 tonnes terrestres a commencé par déployer ce lundi ses deux immenses panneaux solaires de 14 mètres chacun.  Il lui a fallu d’abord rassembler suffisamment d’énergie pour pouvoir rétablir sa communication avec la Terre, distante actuellement de 800 millions de km.  Ce qui a nécessité plus de 8 heures, le temps de la réactivation de l’ensemble des systèmes à bord, et de l’envoi d’un premier signe de vie à la terre. Après 45 minutes de voyage spatial, le premier signe de Rosetta est parvenu aux antennes de la NASA à Goldstone aux Etats-Unis à 19h18 ce lundi heure française. Il a été confirmé dans la foulée par le Centre européen d’opérations spatiales de l’ESA de Darmstadt en Allemagne.

Le réveil de Rosetta marque le début d’une mission extraordinaire, jamais tentée auparavant : la sonde va aller à la rencontre d’une comète l’été prochain. Des boules de glace et de poussière présentées comme des « capsules témoins » de la naissance du système solaire, selon l’expression de Mark McCaughrean, l’un des responsable de l’exploration spatiale à l’ESA.

Rosetta vise la comète 67P/TG

La comète choisie  s’appelle 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Elle a 4km de diamètre. Pourquoi elle plutôt qu’une autre ? eh bien parce qu’elle a vécu des milliards d’années dans l’espace profond, qu’elle a été peu dégradée par les rayons solaires et que son témoignage sur l’univers pourrait être très lisible.

en fin d’année, en novembre 2014 précisément, Rosetta va même pousser l’exercice jusqu’à larguer un module bourré d’instruments scientifiques (21 au total) qui ira se poser sur la comète. Le module de près une centaine de kilos terrestres et est baptisé Philae. Si la mission réussit, il pourrait nous fournir les premières images au contact d’une comète.  Les scientifiques espèrent  recueillir de précieuses données sur notre système solaire… et peut-être même sur l’origine de la vie. Le réveil de Philae en vue de son atterrissage est prévu à partir du 28 mars 2014.

Rosetta, et son module Philea posé sur la comète (délire d'artiste)

Rosetta, et son module Philea posé sur la comète (délire d’artiste)

Terminons avec cette info bien terre à terre  : ce programme scientifique exceptionnel représente un coût d’environ 1 milliard d’euros.

Advertisements

Une réponse à “Le réveil de Rosetta, la Cendrillon européenne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s