Le labo de Curiosity se met en branle !

Quand on est le premier arrivé dans un endroit, et le premier à tenter des expériences, chaque réussite d’expérience est une première.

Par cette phrase, on pourrait résumer l’activité de Curiosity sur le sol de Mars. Certes, le rover de la NASA n’est pas le premier à avoir atteint la planète rouge ( c’est le 4ème robot roulant après  Sojourner, Spirit et Opportunity ), mais il est le premier d’une part à s’être posé dans le cratère Gale, et le premier surtout à être aussi bien équipé : du matériel scientifique dans tous les recoins, des bras à profusion et des caméras haute définition, des outils de forage, et j’en passe.

Donc quand Curiosity réussit un truc, c’est à chaque fois salué comme une première, et la NASA ne se prive pas de le rappeler.

Ainsi, la « dernière des  premières » remonte à cette semaine : le robot américain a récupéré « dans ses soutes » le premier échantillon provenant de l’intérieur d’une roche martienne que la foreuse avait percée il y a une dizaine de jours.  Une carotte d’1,6 cm de diamètre et de 6,4 cm de long. Premier forage extraterrestre réussi par un robot. Une première, vous l’avez compris.

récupération d'échantillon (crédit : Nasa)

récupération d’échantillon (crédit : Nasa)

Faute de pouvoir ramener l’échantillon sur Terre ( Curiosity sait tout faire, mais tout de même ! ), l’échantillon contenu dans un récipient va être transféré dans un instrument appelé CHIMRA ou « In-Situ Martian Rock Analysis ».  Les grains seront secoués, passés au tamis, puis acheminés dans le CHeMin ( Chemistry and Mineralogy ).

Objectif : trouver des indices sur l’environnement humide de Mars dans le passé, et sur la possibilité que la vie ait pu y exister. Pour l’heure, toujours pas de martien en vue.

Astéroïde 2012 DA 14 : fin du monde démentie

Avec la pluie de météorites qui a frappé la région russe de Tcheliabinsk ce vendredi 15 février 2013 -faisant des centaines de blessés – et la NASA qui confirme le passage au plus près de la Terre d’un astéroïde de 45 mètres ce soir, l’actualité générale soudain s’intéresse aux phénomènes astronomiques.

Rien de surnaturel dans ces évènements, rappelons-le.

La Terre est soumise quotidiennement à des éléments extraterrestres – des cailloux, des rochers, des projections diverses et même des satellites – qui transpercent son atmosphère avant généralement de se désintégrer.  On peut même les quantifier. C’est en août que les pluies de météorites  sont les plus nombreuses, et les plus faciles à observer.  Poétiquement et de façon joliment erronée, on appelle ces météorites des étoiles filantes.

Il y a donc des tas d’objets qui nous frappent ( nous, la Terre ) et encore plus qui passent à côté, sans nous atteindre.

Au total, grâce aux observations, les astronomes ont détecté et catalogué 9500 objets célestes de toutes tailles croisant près de notre planète bleue. Cela représenterait estime-t-on, un dixième de la totalité. De son côté la NASA affirme avoir une vision quasi-exhaustive ( 95 pour cent ) des astéroïdes les plus gros croisant la Terre.

Ce soir donc, un gros morceau de 45 mètres de diamètre va frôler notre planète sans la menacer.

Découvert il y a un an, l’astéroïde 2012 DA 14, d’une masse de 135 000 tonnes, passera à 20h25 heure française ce vendredi 15 février 2013, à seulement 27600 km de nous, soit un dixième de la distance Terre Lune. C’est très proche, plus proche que la position de certains satellites.

La Nasa nous promet des images sur son site internet.

En imaginant une collision, l’astéroïde 2012DA14 – d’une puissance équivalente à une bombe de 2,4 mégatonnes – pourrait détruire une grande agglomération, mais ne mettrait pas l’humanité en péril.

Curiosity, robot à tout faire !

Curiosity se surpasse. Le robot américain de la NASA – le plus gros et le plus sophistiqué jamais envoyé sur une autre planète – vient de se livrer à un premier forage sur le sol martien.

Et comme pour ses missions précédentes, Curiosity remporte un nouveau succès : le robot a utilisé la perceuse fixée au bout de l’un de ses bras  pour forer dans une roche plate et veineuse, et prélever un échantillon à l’intérieur.

Crédit : Nasa/JPL

Crédit : Nasa/JPL

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Le trou fait 1,6 cm de diamètre et le forage a été réalisé sur 6,4 cm de profondeur (crédit : Nasa/JPL)

Les contrôleurs au sol vont maintenant transférer cet échantillon dans le dispositif d’analyse de Curiosity. Objectif : détecter des indices sur l’environnement autrefois humide qui a existé sur le sol de la planète rouge. Avec l’accomplissement de cette vertigineuse opération ( forage, prélèvement, analyse de l’échantillon en labo embarqué ), Curiosity méritera pour de bon son vrai nom : MSL pour Mars Science Laboratory.

Sans comparaison aucune, Curiosity est bien l’engin le plus réjouissant à la Nasa depuis les missions Apollo.