Temps de chien sur Mars !


Même si on le pouvait, mettre le nez dehors sur la planète rouge serait largement déconseillé. Pour des raisons évidentes : irrespirable pour l’homme, froid glacial toute l’année. Température maximale en été et à l’endroit le plus chaud de la planète : 20°c.

Quand en plus, le vent se lève, on en viendrait à se demander ce que l’on fait là.
 Personne ne fait rien là-bas effectivement, si ce ne sont nos amis robots expédiés par la NASA.

Ainsi, l’agence spatiale américaine observe depuis deux semaines la naissance sur Mars d’une vaste tempête de poussière. Observation rendue possible grâce à MRO – Mars Reconnaissance Orbiter – sonde en orbite autour de la belle rouge. MRO a relevé des changements atmosphériques qui prouvent que ça barde au sol : le 16 novembre 2012, MRO a signalé ainsi un réchauffement de l’atmosphère à environ 25 km au-dessus de la tempête. Depuis la température a bondi de 25 degrés C : il s’agit de l’absorption de la chaleur du soleil par la poussière soulevée par les vents qui se déchaînent au sol. Un réchauffement dû à la circulation atmosphérique a également été signalé à des latitudes proches du pôle Nord.

Vue au sol par MRO – La tempête est visible en blanc en bas.
(Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Au sol, les instruments confirment : ainsi le robot Opportunity a bien mesuré ce changement de pression atmosphérique. Le rover américain (sur Mars depuis 2004) se situe pourtant à plus de 1300 km de la tempête. Une sonde qui annonce, et un robot au sol qui confirme, on n’avait pas vu cela sur Mars depuis les années 70 et les missions Viking.

Le robot Opportunity, sur Mars depuis 2004

D’ailleurs, si cette tempête s’étend, Opportunity pourrait être affecté car le rover s’alimente par énergie solaire pour son électricité, contrairement au nouvel arrivant, Curiosity, qui lui, est équipé d’un générateur nucléaire.

Une tempête sur Mars, rien d’étonnant en fait. Il y en a déjà eu de gigantesques qui peuvent englober la planète entière. Les dernières observations remontent à 2001 et à 2007. Les scientifiques savent désormais que ces tempêtes de poussière se produisent à certaines saisons, comme actuellement avec le début du printemps dans l’hémisphère Sud.
L’enjeu pour les experts est de comprendre pourquoi certaines perturbations demeurent « régionales » alors que d’autres finissent par se propager sur l’ensemble de la planète rouge.

Me contacter ? c’est ici les amis.

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