Curiosity découvre sur Mars des objets faits par l’homme !!!

Curiosity trace la route…  et sur son chemin, le rover a aspiré de premiers échantillons de poussière martienne.

Un peu de poussière dans l’aspirateur et voilà que la NASA annonce par le biais de ses scientifiques… que ces poussières contiennent des objets aux couleurs vives « qui pourraient avoir été façonnés par l’homme » !

Que veut dire exactement cette phrase ? elle est prononcée au conditionnel et surtout on a du mal à saisir son sens… finalement l’agence spatiale américaine précise qu’à un moment donné, les experts de la NASA de Pasadena en Californie ( dont on ne sait pas s’ils ont pris l’apéro avant ) se sont posés cette question, mais qu’un « fort consensus » était apparu pour conclure que ces particules colorées et brillantes provenaient en fait de la planète rouge.

D’accord.

Et alors ?

Pourquoi rendre publique une information sensationnaliste, qui peut donner sujet à toutes sortes d’interprétations débridées ?  Alors qu’au fond, il n’y a rien.

J’ai l’impression que la NASA se préoccupe aussi de soigner sa communication. Je lui soupçonne une volonté délibérée de vouloir provoquer le « buzz ».

A ce rythme là, Curiosity va bientôt croiser un martien.

Tout vert.

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D’où vient l’eau lunaire ?

Question désaltérante : d’où provient l’eau découverte récemment sur la Lune ?

Cette eau a été découverte sur les pierres ramenées par les légendaires missions Apollo mais aussi et surtout -très récemment- par le puissant crash de la sonde LCROSS sur un pôle lunaire. Voyez à ce sujet mes posts dédiés.

Crash de la sonde LCROSS sur la Lune et projections d’eau et de pierres… vue d’artiste

Une partie de cette eau pourrait provenir du Soleil, plus précisément du vent solaire. C’est ce que révèle une étude scientifique de l’université américaine de Knoxville, dans le Tennessee. Qu’est ce que le vent solaire ? c’est un flot continu de particules qui fait maigrir le soleil d’un million de tonnes par seconde. Beaucoup pour nous, mais insignifiant pour notre étoile, rassurons-nous.

Ces particules, des ions d’hydrogène mais aussi de l’hélium et de l’oxygène n’atteindront jamais la surface de la Terre, protégées par l’atmosphère et le champ magnétique. Mais sur la Lune, il n’y a pas ces boucliers, et le sol est intensément bombardé… cet hydrogène semé à la surface sélène peut être transformé en H2O molécules d’eau, ou en hydroxyle HO, molécule proche. On ignore encore par quel processus.

Néanmoins, le débat reste ouvert sur l’origine et la répartition de cette eau lunaire…

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Curiosity baptise les roches martiennes sur son passage

En route pour Glenelg ( voir mes posts précédents ), Curiosity avait promis de s’arrêter dès qu’il le jugeait bon, c’est ce que le rover martien a fait en découvrant la roche ci-dessous.  Une pierre pyramidale de la taille d’un ballon de football.

 

(crédit: NASA/JPL-Caltech/MSSS)

 

Ce gros caillou a été examiné à distance par le spectromètre à rayon X de particules Alpha (APXS) monté sur le bras robotisé de Curiosity. Il a aussi été scruté par le laser ChemCam perché sur le haut du mât du rover, les points rouges indiquent les zones d’action du laser, c’était le 21 et 24 septembre 2012, et les ronds violets les zones d’analyse du spectromètre à rayon X.

Résultat de l’opération : cette roche a une composition inhabituelle comparativement à ce que l’on connaissait jusqu’à présent sur Mars, c’est même le seul spécimen de ce type à ce stade. Elle ressemble énormément dans sa composition chimique à des types de rochers que l’on trouve dans des régions volcaniques terriennes. Difficile de confirmer à ce stade cependant que ce caillou a connu le même processus de développement que les roches terriennes, même si on peut le supposer.

Ce rocher a été baptisé, comme le font souvent les experts de la Nasa au fur et à mesure de leurs observations… il s’appelle « Jake Matijevic » du nom d’un des mathématiciens concepteurs du système de roulage de Curiosity, décédé l’été dernier sans avoir vu l’amarsissage de son engin. Jake Matijevic fut aussi l’un des ingénieurs concepteurs des précédents rovers martiens de la NASA :  Sojourner, Spirit, et Opportunity.

Autre information confirmée par les « pilotes » de Curiosity : l’objet brillant retrouvé sur le sol martien il y a quelques jours a finalement été identifié : Il s’agissait d’un morceau de plastique tombé du rover…

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Transport privé de fret spatial : SpaceX confirme

C’est un moment important dans le processus à long terme engagé par les Américains pour tenter de relancer leurs ambitions spatiales. La capsule privée Dragon a réussi une mise en orbite sans faute ce 7 octobre 2012 en direction de la station spatiale internationale.

Partie la nuit dernière de Cap Canaveral en Floride à bord d’un lanceur Falcon 9, « Dragon » doit s’arrimer à l’ISS après-demain aux alentours de midi heure française.

Décollage de Falcon9 le 7 octobre 2012 (Crédit : NASA)

A bord, pas de trace de vie, mais de quoi ravitailler les 6 astronautes actuellement au-dessus de nos têtes. 454 kilos terrestres d’équipements divers : du matériel scientifique, des vêtements et de la nourriture, dont de la crème glacée. Cette crème glacée constituant manifestement le seul intérêt de cette mission pour le grand public, à en croire les commentateurs et les journalistes.

Je ne jette pas la pierre à mes confrères, car il faut bien reconnaitre qu’il n’y a rien de passionnant dans cette mission, c’est du transport de fret, et il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Mais il se trouve que c’est un moment important pour la NASA qui reprend pied ainsi dans le transport spatial, un an après avoir mis un point final aux missions STS, à savoir aux vols des navettes spatiales, qui transportaient hommes et fret à l’ISS.

La capsule Dragon de SpaceX (Crédit: Nasa)

Cette mission Dragon est déjà la 2ème de la société privée SpaceX, qui avait réussi un vol de démonstration en mai 2011. Selon le contrat conclu entre cette entreprise et l’agence spatiale américaine, SpaceX doit effectuer 12 missions de fret vers l’ISS en 4 ans, soit 20 tonnes de matériel à « envoyer en l’air », et autant voire plus à redescendre, puisqu’au terme de sa mission, la capsule Dragon parachute dans l’océan Pacifique, moult matériels scientifiques et autres équipements usagers.

Comme imaginé dans la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson, c’est un ascenseur spatial qu’il faudrait…

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