Curiosity admire ses propres traces sur Mars


Retour sur l’évènement spatial de ce 2ème semestre 2012 : Curiosity roule sur Mars et nous sommes nombreux à dire qu’il n’y a pas beaucoup de photos qui circulent… le rover martien circulerait-il sur un sol vierge sans se préoccuper de son propre passage ? non, évidemment. Voici quelques photos qui parlent presque d’elles-mêmes, mais je vais me faire un plaisir de vous les commenter.

D’abord, celle ci-dessous, prise le 30 août 2012, un jour où Curiosity s’est déplacé de 21 mètres, voyez le superbe zigzag laissé sur le sol.

(crédit : JPL/NASA)

Continuons ci-dessous avec ce gros plan sur les roues du rover, on voit que le sol adhère aux roues, ce 28 août 2012, Curiosity avait roulé sur une distance totale de 16 mètres, c’est à dire sur une distance plus importante que les deux journées précédentes réunies.

(crédit : JPL/NASA)

 

 

Voyons maintenant ce cliché, pris le même jour que l’image précédente. La qualité est moindre, mais l’ambiance est glaciale. Les traces de Curiosity sont bien visibles. 16 mètres parcourus ce jour-là.

(Crédit : JPL/NASA)

 

Ci-dessous, zoom sur les traces des roues de Curiosity. Observez la constitution de ces traces : il y a des zigzags, et si l’on est un peu plus observateur, on repèrera des bandes droites plus ou moins courtes. Il s’agit là d’empreintes en code Morse, signifiant JPL, à savoir le nom du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena en Californie où le rover a été conçu.

(Crédit: JPL/NASA)

 

Quel intérêt ?… eh bien il faut croire que les ingénieurs qui ont bossé sur ce bijou de voiture ont voulu se faire plaisir sans que cela se remarque trop… l’explication fournie est autre, il s’agirait en fait d’une sorte de « référence visuelle » pour aider Curiosity à se déplacer et à évaluer les caractéristiques du terrain : rochers, ombres et autres bizarreries martiennes. Curiosity aidé se son équipement informatique se sert ainsi de ces traces visuelles pour faire le point des difficultés ( patinage éventuel ou autre difficulté motrice sur terrain pentu ou sablonneux, etc…) et  gérer ainsi ses futurs déplacements.

 

Pour le plaisir, terminons avec ce joli cliché, déjà ancien en quelque sorte, puisqu’il remonte au 23 août 2012.

(Crédit : JPL/NASA)

Curiosity effectuait alors ses réglages avant d’entamer son périple. Au premier plan,  la zone d’atterrissage du rover, baptisée « Bradbury landing ». Vers le milieu de l’image apparait une sorte de dépression et s’ensuit un paysage martien couvert de dunes assombries… tout au fond, je vous invite à profiter de la base du fameux Mont Sharp. Un massif dont on n’arrête pas de parler depuis que le rover s’est posé au centre du cratère Gale. Le fond de la photo est à environ 16km de distance.

J’ose espérer que cette escapade martienne vous aura intéressé.

Prochain épisode de ce road-movie martien ici même rapidement, au rythme des révélations de la NASA et du JPL.

 

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