Apollo 18 : la réalité historique

Alors que sort le 5 octobre 2011 dans les salles obscures de France le film d’épouvante uchronique « Apollo 18 » ( faux documentaire américano canadien de Gonzalo Lopez Gallego, qui surfe sur le filon extraterrestre, et dont nous ne parlerons pas ici), je vous propose de revenir à la réalité historique des missions annulées Apollo.

   ( l’affiche du film ) 

Fait historique: Gene Cernan et Harrison Schmitt ont été les derniers hommes à poser le pied sur la Lune, à bord de la mission Apollo 17 en décembre 1972, mais en fait les missions suivantes ont été annulées bien avant : dès le 4 janvier 1970, la NASA annonce l’annulation de la mission Apollo 20. 8 mois plus tard, le 2 septembre 1970, l’agence américaine annonce également la suppression  des missions Apollo 18 et Apollo 19, suite à la décision du Congrès américain de limiter le budget alloué à l’agence spatiale américaine pour l’année 1971.

Pour ce qui est de la mission Apollo 18 proprement dite, le module lunaire devait se poser dans le cratère Copernicus. L’équipage en fonction du système de rotation devait être composé de Richard Gordon ( commandant ),   Harrison Schmitt ( pilote du module lunaire ) , et  Vance Brand ( pilote du module de commande ) . Ces astronautes n’ont en fait jamais été désignés pour cette mission.

(écusson Apollo 18 )

Précisons qu’Harrison Schmitt fut finalement le seul à poser le pied sur la Lune, car il fut désigné pilote du module lunaire sur Apollo 17, après l’annulation d’Apollo 18, remplaçant  Joe Engle qui avait fait partie de l’équipage de réserve d’Apollo 14. Petite consolation :  Joe Engle commandera par la suite deux missions de navette spatiale.

Vance Brand volera finalement sur Apollo-Soyouz ( mission surnommée d’ailleurs Apollo 18 ! ) et commandera aussi 3 missions de la navette spatiale américaine.

Richard Gordon lui, quittera la NASA en 1972, sans avoir posé le pied sur la Lune, mais après en avoir fait maintes fois le tour en tant que pilote de commande de la mission Apollo 12.

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Objectif lune

Les sondes jumelles Grail A et Grail B sont parties vers la Lune comme prévu, mais avec 48h de retard en raison de vents forts en Floride.  Le décollage des deux sondes lunaires – de 200 kilos chacune en poids terrestre –  a eu lieu de la base aérienne de Cap Canaveral le samedi 10 septembre 2011 à 13h08 GMT, à bord d’un lanceur Delta 2.

(Delta 2 sur son pas de tir en Floride – crédit :Nasa )

La séparation s’est déroulée normalement une heure et demi après le lancement,  et les sondes ont entamé leur périple de trois mois et demi qui les conduira à terme en orbite lunaire après une balade spatiale de 4 millions de km. Arrivée prévue au nouvel an, avec pour mission d’étudier la structure interne de la lune (voir mon post précédent). La mission proprement dite débutera début 2012.

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Deux sondes vers la Lune, deux !

On a parfois du mal à suivre. La Lune délaissée, abandonnée… et tout à coup, la Nasa sort de son chapeau : une sonde… non, deux sondes lunaires !

L’agence spatiale américaine lance ce jeudi 8 septembre 2011 une paire de sondes – baptisées Grail A et Grail B – qui devront établir une carte précise des structures internes sélènes.  Le lancement est prévu d’un seul coup,  à bord d’une fusée Delta 2 qui s’envolera comme d’hab  de la base aérienne de Cap Canaveral en Floride.

Les sondes “jumelles” vont effectuer des mesures de la gravité lunaire, révélant la répartition des masses, ainsi que l’épaisseur et la composition des différentes strates sélènes jusqu’au noyau.

Elles seront placées sur la même orbite basse, quasi-polaire, et se suivront. ( Faites qu’elles n’entrent pas en collision avec LRO, ce serait un comble autour d’un astre où il y a si peu de trafic… )

( image d’artiste – crédit : Nasa )


Quand elles survoleront des zones exerçant différentes forces gravitationnelles résultant de la présence par exemple d’une montagne, d’un cratère ou d’une masse sous la surface, les deux sondes se rapprocheront ou s’éloigneront légèrement l’une de l’autre. Des instruments à bord mesureront ces changements dans leur vitesse relative respective. Les scientifiques traduiront ensuite ces données pour établir une carte haute définition du champ gravitationnel de la Lune.

Cette même technique, qui permet une précision de deux à trois microns, plus fine qu’un cheveu, est utilisée pour mesurer la gravité terrestre depuis 2002 avec les sondes GRACE.

 

Et quel intérêt tout ça ?

Mieux comprendre l’évolution de la Lune, de la Terre et des autres planètes rocheuses.

La mission est prévue pour durer 82 jours mais les sondes mettront 3 mois et demi pour arriver sur orbite basse lunaire, car les scientifiques leur ont concocté une trajectoire abracadabrantesque.

Terminons par ce chiffre : depuis le début de la conquête, la Lune a été l’objet de 109 missions au total. Eh oui, il n’y a pas qu’Apollo…

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L’homme retombe sur terre

 On se demande où s’arrêtera la chute. Les missions humaines dans l’espace, après avoir connu leur heure de gloire au siècle dernier, sont sur le point de disparaître.

Tout le monde descend !

La Nasa envisage ainsi très sérieusement une possible évacuation de l’ISS, la Station Spatiale Internationale d’ici à novembre. Cela si les vols des vaisseaux russes ne reprennent pas. Vols interrompus après une série de ratages, dont celui du lancement du cargo Progress vers l’ISS en août. Près de 3 tonnes de vivres et de carburant avaient été perdus en raison d’une défaillance du lanceur.

ISS( L’ISS en 2007)

Il y a actuellement à bord de la station spatiale 3 Russes, 2 Américains et un Japonais. Et depuis l’arrêt de la navette spatiale américaine, le seul moyen d’effectuer des rotations repose sur les Soyouz. Si les Russes ne reprennent pas leurs rotations, l’ISS sera logiquement vidée de ses occupants. Elle restera en orbite, commandée – théoriquement- de la Terre. 

L’ISS radiocommandée !

Selon le responsable de la station spatiale à la Nasa, Mike Suffredini, la station peut fonctionner “indéfiniment” sans équipage, mais il y a un risque “plus grand” de perte de l’ISS s’il n’y a pas d’astronaute à bord… pour un jouet de 110 mètres de large et 74 mètres de long qui a coûté plus de 100 milliards de dollars, l’abandonner serait un comble !

Drôle de période décidément, où la crise mondiale enfle et où les rêves s’effondrent… et parmi eux la lente marche de l’homme vers de nouvelles frontières… la colonisation d’astres nouveaux… tout cela n’est que pure science fiction.

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