La gueule de bois…


Comment se relancer dans l’écriture d’un blog, après un coup de massue, une information qui quasiment, retire à votre page sa raison d’être ? Le programme Constellation est annulé : comprenez, les américains, seuls capables réellement de renvoyer l’homme sur la Lune, ont tout simplement renoncé. Dois-je fermer cette page ? Peut-être, mais je n’en ai pas l’envie.

L’envie fait que l’on résiste.

Gus A. Muldoon, conseiller scientifique au British Columbia Space Institute, est sonné :

“Février 2010. Le programme Constellation est annulé. Peut-on en vouloir à Barack Obama ?

Non, évidemment. Le locataire de la maison blanche accomplit son travail, et à sa place, aurions nous osé envisager les évènements autrement ? l’époque n’est plus à la course à la Lune, et celle-ci n’a plus d’intérêt car d’une part elle a déjà été conquise, et d’autre part elle n’a aucune valeur marchande à court terme.

Alors, pourquoi vouloir la Lune ? ce n’est qu’un caprice. Une nostalgie. Celle de vouloir revivre la conquête qui nous a échappé, car nous étions trop jeunes, nous n’étions pas nés. Nous n’étions pas réceptifs.
Non.

La Lune nous échappe comme le rêve nous fuit. Nous vivons dans un monde où l’imaginaire n’a plus sa place. Nous ne sommes pas les enfants de la guerre mais ceux des illusions perdues, du sida, du cancer, du Concorde qui s’écrase, du 11 septembre 2001.

Oui, je suis triste du renoncement américain de reconquérir la Lune. Oui, j’en veux au fond de moi au 44ème Président des Etats-Unis de ne pas avoir donné une dimension onirique à son mandat. Non, je ne le condamnerai pas car finalement, je le comprends.

Comment pouvons-nous justifier la conquête spatiale face à la misère du monde ?

Je suis incapable de répondre à cette question.

Tout ce que je sais, c’est que nous, qui n’avons pas de couteau sous la gorge, devrions pouvoir surmonter nos déceptions. Je suis déçu de réaliser que de mon vivant, personne ne reposera le pied sur la Lune, mais, cela a-t-il réellement une importance. Cela a-t-il réellement un sens ?

Je voudrais dire ici à quel point j’aurais préféré davantage d’harmonie terrestre.”

Gus A. Muldoon

British Columbia Space Institute – Cache Creek ( B.C. – Canada ) – février 2010

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