Buzz dézingue le programme Constellation

2ème homme à avoir marché sur la Lune lors de la mission historique d’Apollo 11 en juillet 1969, Buzz Aldrin est sans doute le marcheur lunaire le plus facile à approcher. Globe-trotter, toujours prêt pour causer    (rarement gratuitement, nous dit-on ) et signer des autographes (jamais gratuitement, j’ai essayé ! ) , Aldrin bénéficie de cette étiquette de héros de la conquête spatiale qui fait de lui un surhomme. Une légende.  Au-delà, Mr Aldrin fut aussi un expert. Un vrai scientifique. Surnommé Dr Rendez-Vous, il a travaillé sur les techniques de rendez-vous en orbite entre engins spatiaux, et surtout il les a expérimentées ces techniques,  dans l’espace. En vrai !

Dans un récent article, publié début novembre outre Atlantique, et intitulé « Voici pourquoi nous avons besoin de meilleures fusées », Aldrin s’énerve contre le programme Constellation, qui est pour lui un très mauvais choix. Venant d’un moonwalker, la charge prend toute sa dimension. Voici l’essentiel de son analyse:

Le lancement d’Ares 1-X était spectaculaire, reconnait Buzz Aldrin.

Oui, c’est vrai, la fusée qui a décollé du pas de tir 39B fin octobre 2009 ressemblait bien à une Ares 1. Mais voilà, la ressemblance pour Aldrin s’arrête là.

La propulsion d’Ares n’étant pas prête, la Nasa a utilisé le système de propulsion de la navette spatiale. Le reste de la fusée n’étant pas prêt, un étage et un sommet factice ont été installés au dessus du premier étage. Pas davantage de capsule habitée Orion en haut de la fusée : elle n’est pas prête. Le système de guidage pour Ares n’étant pas prêt non plus, le programme du lanceur Atlas a été installé à la place. Ah si ! les parachutes pour récupérer le premier étage dans l’océan était prêts et bien réels… si ce n’est – ironise Aldrin – que l’un des trois parachutes ne s’est pas ouvert normalement et a causé des dommages au lanceur qui est tombé un peu trop vite dans la grande bleue au terme de son vol. Alors pourquoi continuer à dépenser des milliards de dollars dans un programme qui s’annonce si mal ?  Aldrin n’y voit qu’une réponse : des hommes politiques qui ne prennent pas les bonnes décisions.

Aldrin voit dans le lancement d’Ares 1-X une volonté de façade de montrer que le programme Constellation suit son chemin, alors qu’en réalité, il fait  selon lui, du sur place. Rien n’est prêt insiste-t-il, ni Ares 1, ni Ares 5 – le lanceur lourd – qui est encore sur les planches à dessin, plaisante l’astronaute d’Apollo 11. Pour Buzz, développer deux lanceurs est en soi une aberration : deux systèmes à préparer et surtout deux fois plus de dépenses. En plus, Ares 1 est trop petit, et Ares 5 trop faible pour propulser dans l’espace tous les éléments nécessaires à un hypothétique retour sur la Lune.

Alors que faut-il faire ? s’interroge Buzz.  Tout d’abord arrêter de dépenser l’argent du contribuable en annulant les programmes Ares 1 et Ares 5. Ensuite, avec l’argent économisé, construire une énorme fusée pour l’espace lointain, sorte de « retour vers le futur », plaisante l’astronaute qui avait volé dans la légendaire Saturn V.  Enfin, laisser les entreprises privées mettre au point des lanceurs susceptibles d’emmener les hommes en orbite basse, notamment vers la station spatiale internationale.

Aldrin apollo 11

Aldrin affirme avoir travaillé sur le sujet avec ses collaborateurs. Il propose un projet baptisé « Aquila » qui utilise au maximum les infrastructures existantes de la navette spatiale. Il reprend aussi le système de propulsion et le design des navettes, s’appuyant si nécessaire sur des moteurs existants fabriqués par Boeing. Pour Aldrin, pas besoin de dépenser beaucoup pour atteindre l’espace, à condition que le boulot soit fait correctement.

( Photo : Aldrin sur la Lune le 21 juillet 1969. La photo la plus célèbre de l’histoire de la conquête spatiale  )

Voici donc un point de vue bien tranché. Reste à savoir si la théorie de Buzz Aldrin – économiquement intéressante – correspond ou non aux exigences et aux réalités de l’espace aujourd’hui.

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Octobre 2010 : rendez-vous pris pour Chang’e 2

En matière de conquête de la Lune, la Chine avance doucement, mais sûrement.

Après avoir lancé du Xichang Satellite Launch Center, à bord d’une fusée Longue Marche,  la sonde “Chang’e 1”  le 24 octobre 2007, – premier engin chinois à atteindre la Lune, rien que ça –  les ingénieurs Chinois prennent rendez-vous pour “Chang’e 2”.

Lune à Pékin ( La lune à Pékin… )

Chang’e 2, portant donc toujours le nom de la vénérée déesse de la Lune, sera lancé en octobre 2010, confirme le quotidien China Daily. La sonde sera placée à une orbite 100 km plus proche de la surface lunaire que l’engin précédent, et elle sera dotée – promet l’ingénieur en chef de la première sonde, Ye Peijian – de meilleurs équipements.

Cette mission mènera également des essais afin de préparer le lancement de l’épisode 3 de la série, le bien nommé “Chang’e 3”, avant 2013. Ce 3ème engin devra débarquer un véhicule téléguidé sur la Lune ( les lunokhod soviétiques et les lunar rovers américains se sentiront moins seuls ! ). Bien sûr, l’objectif final, c’est un “pas Chinois” dans la régolite. Une fiction qui pourrait devenir réalité en 2020 selon les projections les plus optimistes.

( maquette de la sonde Chang’e 1 – made in China, évidemment ! )

Pour mémoire, la Chine est la 3ème puissance à avoir réussi à envoyer un homme dans l’espace. Le premier “taïkonaute” ( nom chinois pour astronaute, il faut se démarquer… ) a quitté la Terre en 2003. Mieux encore, en septembre 2008, lors de la mission Shenzhou VII,  trois taïkonautes ont réalisé une sortie dans l’espace.

A l’heure où les américains se noient en tergiversations dans leur reconquête réelle ou fictive de la Lune, les Chinois affichent leurs progrès et leur détermination sans faille.

Le 13ème homme sur la Lune serait Chinois ?

Tout à fait possible, si les américains ne se réveillent pas.

LRO élu « meilleur engin volant de l’année » !

LRO NASA

« Popular Science » est un vieux magazine américain de vulgarisation scientifique.

Chaque année, ses auteurs passent en revue des centaines, voire des milliers d’innovations technologiques  pour constituer un top 100 des meilleures nouveautés de l’année, dans de nombreux domaines allant de l’informatique à la santé en passant par l’environnement. Sont sélectionnées les innovations les plus surprenantes, les plus étonnantes, qui ont un impact positif immédiat, et une possibilité d’application pour le futur.

Le top 100 des nouveautés ( « the Best of What’s New » – en version originale ) est publié depuis 22 ans dans le numéro de décembre.

Dans son numéro de décembre 2009, le mensuel cite la sonde de la NASA “LRO” comme l’une des meilleures innovations en matière d’engins volants.

Lro autour de la Lune LRO autour de la Lune (vue d’artiste)

C’est un  honneur, a rapidement réagi Craig Tooley, chef du projet Lunar Reconnaissance Orbiter, au sein du Goddard Space Flight Center de la Nasa, à Greenbelt, qui estime que cette sélection est due à l’enthousiasme engendré aux Etats-Unis, par le retour sur la Lune, 40 ans après les missions Apollo. Si si, il semble que les américains soient enthousiastes, et qu’ils suivent attentivement les exploits de la sonde. Ah bon ? On ne ressent pas cela de ce côté ci de l’Atlantique… mais alors… pas du tout !

Il faut dire que LRO, lancée le 18 juin 2009 de Floride, et programmée pour fonctionner au moins un an, a déjà réalisé un travail phénoménal.

Placée en orbite polaire autour de la Lune quelques jours après son lancement, c’est elle qui a réalisé dès l’été dernier les premiers clichés des vestiges des missions Apollo, ( voir ci-dessous et beaucoup plus bas dans mon blog ). On y voit les étages inférieurs des modules lunaires, mais on y distingue aussi les appareils scientifiques, drapeaux, et même traces de pas. LRO, en orbite actuellement à une cinquantaine de km d’altitude, a aussi dévoilé des zones lunaires qui étaient en permanence plongées dans l’ombre,  des zones susceptibles d’abriter de l’eau et de l’hydrogène, des informations très détaillées sur la qualité du sol lunaire.

 

Apollo 12 vu par LRO

( Intrepid était le module lunaire – Surveyor 3 la sonde que Conrad et Bean ont visité en novembre 1969  – vue 2009 par LROC, l’oeil de LRO )

En 2010, LRO va poursuivre son travail en réalisant une cartographie complète et d’une précision jamais égalée de la surface sélène. La sonde va aussi étudier avec plus de précision les niveaux de radiation et les températures au sol. A la lumière de tous ces éléments, les experts de la Nasa sont censés déterminer les lieux potentiels d’alunissage des futures missions. Car rappelons le, LRO est censée représenter la première étape de la reconquête de la Lune par les américains, ou par extension par l’homme, car la mission pourrait prendre une dimension plus internationale.

Petit clin d’œil : les Russes sont déjà de la partie, l’institut pour la recherche spatiale de Moscou ayant construit l’un des équipements de LRO. Précisément le détecteur de neutrons.

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Quand la Nasa séduit la déesse Chang’E

Le président des Etats-Unis Barack Obama est actuellement en visite officielle en Chine.  A cette occasion, Washington et Pékin se sont engagés à accroître leurs échanges militaires et à coopérer en matière d’utilisation pacifique de l’espace. D’une part, le chef de la Maison Blanche et son homologue Hu Jintao assurent qu’ils vont prendre des mesures concrètes pour promouvoir leurs relations en matière de défense. D’autre part, pour ce qui est de la conquête spatiale ( forcément pacifique… ) , les consultations bilatérales devraient s’intensifier. Aucune date n’est fixée.

Déesse Chang'E La déesse Chinoise Chang’E

Ce que l’on lit entre les lignes de cette jolie déclaration commune, c’est surtout  que la Nasa est confrontée à des contraintes budgétaires ( il lui manque rappelons-le, 3 milliards de dollars par an pour poursuivre le programme Constellation ), et dans ce contexte, une mise en commun des moyens, ou du moins une coopération internationale serait la bienvenue. Elle servirait aussi de porte de sortie pour Barack Obama, pris en étau entre la volonté de couper les crédits à l’agence spatiale américaine, et le besoin de maintenir le leadership en matière de conquête spatiale et d’accès à l’espace.  La découverte d’eau sur la lune n’est pas là pour lui faciliter la tâche, l’abandon du programme Constellation dans ce contexte ferait tache, c’est le cas de le dire.

La Chine, celle qui travaille actuellement sur le projet Chang-E 2, et qui a déjà réussi à atteindre la Lune avec Chang-E 1 ( voir plus bas dans le blog ), ferait plutôt bonne allure en tant que partenaire de la Nasa.  Les Chinois ont investi des milliards de dollars ces dernières années dans la conquête spatiale. Au-delà des sondes, ils ont aussi démontré leur capacité à envoyer des hommes en orbite basse. Autant de succès qui font qu’ils grignotent à grande vitesse leur retard sur les vieux routiers spatiaux que sont les Russes et les Américains.

Alors que Barack Obama est en Chine, le hasard ( ! ) fait que Charles Bolden, patron de la Nasa se trouve actuellement à Tokyo, et qu’il s’est déclaré prêt à coopérer avec Pékin.

Charles Bolden reconnaît que « si nous coopérions, nous serions probablement meilleurs que si nous ne le faisions pas ». Bien vu !

Une coopération internationale pourrait donc permettre la reconquête de la Lune.  Il va falloir prévoir de la place pour les drapeaux dans les soutes.

L’eau lunaire : le rêve de la colonisation peut reprendre.

Moonlignt Le Vendredi 13 novembre 2009… eau

…la Nasa annonçait donc la présence d’eau en grande quantité sur notre satellite.

Là où nous imaginions une sècheresse absolue, sur la foi notamment des nombreuses pierres ramenées par les missions Apollo, se cache donc de l’eau glacée, dans des quantités qu’il faudra  préciser.

( Des traces d’eau avaient bien été découvertes dans les roches des missions Apollo, mais l’on pensait qu’il s’agissait d’une « contamination » liée au transport de ces pierres sur Terre ).

Avec l’eau ainsi découverte, c’est toute la vision que nous avons de la Lune qui s’en trouve bouleversée… tout son potentiel  est à redéfinir :

1.    L’eau, c’est l’élément clé pour de futures missions habitées. Elle servirait de matière première pour fournir de l’oxygène aux astronautes, et serait utile à tous les stades de la colonisation.

2.    Sur la surface de notre voisine, la régolite ( la poussière  créée par les chutes incessantes de météorites ou en gros, de la « terre » lunaire si l’on peut dire…  ) contient par ailleurs de l’oxygène et de l’hydrogène, jugés relativement faciles à extraire.  Ces deux éléments pourraient servir à fabriquer du carburant pour des moteurs de rover, voire pour des fusées, ce qui pourrait faire de la Lune la nouvelle « plateforme » de lancement pour l’exploration spatiale vers Mars et au-delà…  de telles destinations seraient moins coûteuses et plus faciles à élaborer, en partant de la Lune.

3.    La régolite contient aussi du silicium. Matière qui peut être utilisée pour concevoir des panneaux solaires, et fournir ainsi de l’électricité aux futurs résidents de ce monde hostile.

régolithe apollo 16

(ci-dessus, Charlie Duke effectue une prélèvement de régolite – mission Apollo 16)

4.    La « terre lunaire » contiendrait enfin un million de tonnes d’hélium 3, substance non radioactive très rare chez nous, et qui sert notamment pour la fusion nucléaire.  Si cette ressource parvenait à être exploitée, les ressources en énergie seraient phénoménales. L’hélium 3 lunaire n’intéresse d’ailleurs pas que les américains, d’autres pays s’en préoccupent, notamment les russes.

Affichant sa volonté d’extraire cette ressource, la société russe  S.P. Korolev Rocket and Space Corporation Energia a même dévoilé un projet de base permanente sur la Lune. L’installation des hommes débuterait en 2025, et l’extraction de l’hélium 3 en 2030. Ce géant de l’industrie spatiale sait de quoi il parle, il joue un rôle clé dans les missions habitées menées les Russes, notamment dans la construction des vaisseaux Soyouz.

Avec l’eau donc, tous les scénarios – y compris les plus délirants – sont de nouveau permis. Le pas vers la réalisation reste à franchir, et avant lui, celui de la décision de s’y mettre, pour de bon…

****** LUNE BLEUE *******

Le 9 octobre dernier, je vous contais le crash de la sonde “LCross” sur le pôle sud lunaire. Les ingénieurs de la Nasa, espéraient grace à cette sonde, lancée mi juin 2009 de Floride avec sa soeur Lunar Reconnaissance Orbiter, trouver de l’eau sur notre gris satellite.

Le crash consistait en un double impact dans la région du cratère Cabeus :

1 – une partie de la fusée Centaur percutait le sol sélène à plein régime soulevant une foule de débris.

2 – quelques minutes plus tard, la sonde Lcross réalisait la même opération kamikaze, mais après avoir collecté et expédié sur Terre moult informations scientifiques.

Le double crash se déroula donc, ce 9 octobre 2009, dans l’indifférence quasi générale. En France, les JT accordaient quelques secondes en fin de journal à un évènement, que manifestement le grand public ignorait…

Depuis ce 9 octobre, plus rien.

Mais que font ils ? me suis je demandé à plusieurs reprises. De l’eau ça se voit, non ? Depuis, les experts de la Nasa planchaient sur les informations collectées, car la mission -rappelons-le – avait pleinement réussi.

Depuis, plus rien. C’est sûr, ça traine trop : il n’ont rien trouvé.

Plus rien, jusqu’à ce soir, vendredi 13 novembre, 18h heure française… l’Agence France Presse annonce :

de l’eau présente en grande quantité sur la Lune !

C’est une blague ? et bien non. Les responsables de Lcross ont donné une conférence de presse pour annoncer cet évènement majeur :

Le crash le 9 octobre de l’étage de la fusée Centaur sur le cratère Cabeus a soulevé deux panaches de débris :

– d’une part de la vapeur et de la poussière

– d’autre part, des débris lourds, comprenez des débris rocheux qui n’ont pas vu la lumière depuis des millions d’années.

Lcross Centaur

(ci dessus Lcross et Centaur accrochés – image d’artiste )

Dans les deux cas, les spectromètres d’LCROSS ont révélé de façon formelle la présence d’eau gelée. Le spectromètre à ultraviolet a notamment détecté les signaux de la présence de vapeur d’eau en plein soleil, suite au crash de l’étage Centaur.

En quantité, nous ne sommes pas en présence d’un verre d’eau, mais plutôt d’une douzaine de seaux d’eau remplis ! La Nasa reste prudente cependant sur la quantité présente : la concentration de glace a besoin d’analyses complémentaires, et le travail des chercheurs va continuer.

Ce vendredi 13 octobre 2009 est historique.

la Lune que l’on croyait sèche et désolée, possède en fait, en elle, l’élément liquide. L’eau, indispensable à la vie et à la colonisation future de l’astre de nos nuits.

Merci la Nasa. La lune grise de notre ciel et de nos songes se teinte désormais… d’un peu du bleu de l’océan…

( Bon. Je vous avoue que “Lune Bleue” pour le titre de mon Post, je trouvais ça chouette. Mais c’est de la science fiction.  Au passage, si l’océan terrien est bleu, c’est grâce à l’atmosphère terrestre. Ne nous attendons à rien de similaire sur notre soeur la Lune… )

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Non ! ni Terre ni Lune ne cesseront de tourner en 2012

Si la fin du monde était programmée pour 2012 comme l’annonce une superproduction hollywoodienne du réalisateur Roland Emmerich qui sort au cinéma en France ce mercredi 11 novembre 2009, nos espoirs de retourner sur la Lune seraient perdus à jamais. Cela relève de l’évidence.

Nous ne retournerons peut-être pas sur la Lune de si tôt, mais je voudrais vous rassurer sur nos espérances de reconquête spatiale et surtout de survie au-delà du 21 décembre 2012, date supposée de la fin du monde. Face à la multiplication des sites internet relayant les propos de prophètes de l’apocalypse de tous poils, remercions la NASA : l’agence spatiale américaine a lancé une campagne d’explication scientifique pour tenter d’enrayer la propagation d’informations anxiogènes.

JO à Paris - fin du monde ! (Paris candidate à la fin du monde en 2012 ?)

La Nasa nous explique notamment que la prédiction de la fin du monde en 2012 trouve sa source dans une fable selon laquelle une planète appelée « Nibiru » ou encore « planète X » se dirigerait vers la Terre jusqu’à la percuter l’année dite. La date du 21 décembre 2012, correspond par ailleurs à la fin d’un cycle du calendrier Maya. La Nasa insiste donc sur le fait que la supposée Nibiru n’existe pas. C’est du pur délire, même si certains sites internet accusent l’agence spatiale de dissimuler la vérité. L’agence américaine rappelle en outre que la Terre existe depuis plus de 4 milliards d’années.

Pour ce qui est d’un supposé alignement planétaire au sein du système solaire, considéré comme potentiellement tragique dans la croyance populaire, la Nasa tranche également : aucun alignement astronomique de ce type n’est prévu avant plusieurs décennies, et même si cela était le cas, il ne se passerait sans doute… pas grand-chose.

Sur ce… bonne nuit à tous… dans un ciel étoilé. Demain sera un autre jour.